de1971 à 1978

-----En 1971, le village des Angles est à la période charnière de son développement.

-----Considérablement endettée pour avoir voulu équiper totalement le Roc d'Aude, alors que l'hébergement reste à la traîne en quantité et surtout en répartition des diverses catégories de lits, la commune doit faire face à des difficultés financières importantes. La fréquentation est principalement celle d'un stade de neige,avec les problèmes de rentabilité que cela entraîne.

-----Il s'agit maintenant pour les Angles de devenir une station de séjour, en jouant ses deux atouts : soleil et double saison, Cela demande en particulier un personnel plus fourni et une répartition des tâches bien définie.

-----Village agricole et forestier en déclin, les Angles a réussi en 6 années à stabiliser sa population et même à la faire monter (22 habitants de plus entre 62 et 6B). Mais cela ne doit pas masquer la disparition à court terme (10 ans) de l'agriculture. Il n'y a pas, en effet, de jeunes envisageant de reprendre cette profession.

-----Il faut donc jouer à fond la carte du tourisme sur les deux saisons et cela en donnant des priorités aux équipements indispensables. L'un de ces investissements passe par la route d'accès (CD 32), qui part du col de la Quillane, la 2e tranche du village de vacances, et surtout l'extension du domaine skiable côté Balcére.

-----1971 fut également une année élective. Une nouvelle équipe rajeunie avec, à la tête, le Maire sortant est élue. Aux anciens que sont SAMSON Paul, maire, RIVEILL Joseph et RIVEILL Isidore, viennent s'ajouter CANAL Joseph (adjoint), BLANC Paul, VAQUE René, PELICER Jean, VAQUE Jean-Baptiste, VAQUE Roger, LABORDE Paul, et RIVEILL Lucien

-----Cette équipe élit SAMSON Paul, maire et continue l'action entreprise par les précédentes municipalités avec, pour objectif améliorer ce qui existe et terminer les investissements entrepris C'est ainsi que 1973 voit d'importantes réalisations s'effectuer: lotissements, installation de trois nouveaux téleskis dans le secteur Pla del Mir, et surtout augmentation des salaires employés de régie Il fut en effet décidé, par délibération en date du 1er décembre 1973, que le personnel permanent de la régie, au nombre de 7, percevrait à compter de ce jour 1 000 F brut plus 6 F par jour d'indemnité de panier.


-----1974 fut une année riche en événements pour notre commune Cette année-là fut décidée la vente aux pupilles de l'Hérault d'une parcelle de terre pour permettre la construction d'un centre. Mais le fait le plus marquant aura été sans aucun doute la création de la pharmacie, création qui ne verra le jour qu'après une démission du Conseil Municipal en date du 23/02/1974 par délibération dont voici le contenu.

-----Le Maire expose à l'assemblée que depuis 20 ans, il assure la responsabilité de la direction de la Commune. De plus en plus, la législation actuelle impose aux maires responsabilités accrues et particulièrement celles de veiller à la sécurité de ses administrés.

-----La demande d'une création d'une pharmacie à Les Angles demandée depuis plus de deux ans et à plusieurs reprises n'ayant pas eu à ce jour l'accord de M. le Préfet, le Maire demande à l'assemblée la solution à envisager à ce problème de création de pharmacie indispensable à la bonne marche de la station.

-----Le Conseil Municipal, après en avoir délibéré:

-----« Considérant que les différentes demandes effectuées par M. le Maire, depuis octobre 1971, pour la création d'une pharmacie à Les Angles n'ayant pas abouti,

-----« Considérant que M. le Préfet peut donner une licence
d'ouverture de pharmacie malgré l'avis contraire des organismes concernés,

-----Décide la démission du Conseil Municipal de la Commune de Les Angles, à compter du 25 février 1974. »

-----Cette fameuse pharmacie fut enfin créée en 1976 après bien des difficultés mais l'essentiel était fait.

-----D'autres réalisations virent le jour, telles que construction courts de tennis, construction téleski Péborny, projet lotissement Sorebois, construction refuge des Pèlerins, etc.

-----Cette municipalité, si elle réalisa, se heurta malgré tout à de nouveaux problèmes. Pour n'en citer que quelques-uns, je rappellerai surtout l'idée de création par l'armée d'une zone de tir dans la forêt de Barrés, la procédure entamée par les Jassettes
pour concurrence contre la commune, etc...

-----1977 - une nouvelle équipe, après deux tours de scrutin, élue avec toujours à sa tête SAMSON Paul (maire), VAQUE Jean-Baptiste 1er adjoint), PAGES Jacques (2e adjoint), SAMSON Maurice, VERGES Joseph, VAQUE Paul, RIVEIL PauL, DOMIEN Philippe, BOUCABEILLE Alexandre, RIVEILL Sébastien, MUNOZ André.

-----Cette équipe très jeune, moyenne d'âge 44 ans, après constitution des différentes commissions et après discussion, décide de faire le point.
-----Depuis 1964, la commune a fait de gros investissements, ce qui a permis de créer une station de sports d'hiver et d'été. Depuis 13 années sont passées, les emprunts contractés en 1964 ne sont pas encore venus à échéance. Dès lors, la section d'investissement du budget communal est telle que son équilibre est mis en cause. Le fait de vouloir souffler en quelque sorte, permettrait à la commune de reprendre une sorte de second souffle sans mettre en péril l'équilibre budgétaire. Pour ma part, je considère que cette solution était une décision de sagesse et de prise de conscience que notre commune était devenue une très grosse entreprise. Qui dit grosse entreprise dit chaque chose à sa place et une place pour chaque chose. Chaque chose à sa place, c'était la volonté de l'équipe municipale, elle se traduisait par de nouvelles responsabilités au sein de l'administration communale. Il va de soi, que les nouvelles dispositions auraient permis aux élus; d'être utiles, d'agir en hommes responsab'les, d'être enfin reconnus comme tels. Malheureusement, ce ne fut pas le cas, et ceci entraîna une crise grave au sein de la municipalité. En ma qualité d'élu 1°'· adjoint, suivi par mes collègues du conseil municipal, j'étais pleinement conscient de "importance de notre action. En aucun cas, nous n'aurions voulu en arriver au verdict de l'urne. Malheureusement, c'est ce qui arriva et les résultats approuvaient notre ligne de conduite.

Le nouveau Conseil municipal élu en ce 2 avril 1978, me hissa à sa tête. L'équipe comprenait: SA BaYE François (1'0'· adjoint), DaMIEN Philippe (2" adjoint), VAQUE Paul, CANAL Joseph, RIVEILL Paul, RIVEILL Sébastien, BOUCABEILLE Alexandre, BUSCAIL Etienne, RIVEILL Michel, COMBES Bernard.
La succession que je prenais, si elle était importante, s'annonçait lourde et difficile. Dès l'installation de la nouvelle municipalité, nous avons décidé conformément à nos engagements, de faire le point financier et moral. Le bilan recueilli faisait apparaître un déficit important (350 millions de centimes). Il fut décidé d'éponger la dette de surseoir à de nouveaux investissements, et surtout de limiter les dépenses. L'organisation du service administratif fut également revu. Présenté en déséquilibre important, le Conseil municipal décide coûte que coûte d'équilibrer le budget, ceci ne pouvait se faire que par un apport de recettes réelles et non fictives. Dans un premier temps, le Conseil municipal fut assez réticent à l'idée d'augmenter les impôts, seule et dernière possibilité restante. Mais après discussion et après avoir mûrement réfléchi, il fallait trouver la solution pour ne pas voir notre budget -passer en commission spéciale, ce qui aurait été encore plus grave. Cette année 78, outre les travaux d'entretien et ,de rénovation nécessaires, ne permettait pas d'investissements nouveaux. Après 6 mois de gestion assidue, j'ai consacré en moyenne 6 heures par jour à la mairie, les problèmes commencent à se résoudre, les factures et marchés après con~rôle furent soldés, les dépenses furent réduites au maximum grâce à un meilleur contrôle (bons de commande signés du Maire obligatoire). ce qui nous permit de fonctionner à peu près normalement.