de 1979 à 1982


-----1979, nous aura permis, après une bonne saison de ski de réaliser quelques investissements indispensables; goudronnage parkings, achat dameuse, achat chasse-neige, etc ...

-----De plus, la section de fonctionnement, grâce aux économies, ayant fait ressortir un excédent important, nous avons décidé de placer un million de francs au taux de 11,75 %, ceci pour 10 certificats administratifs de 10.000 F chacun. Cette décision nous garantissait d'une mauvaise saison de ski, car l'expérience du précédent budget nous recommandait la prudence, car il n'est plus possible d'axer l'équilibre du budget sur le produit des remontées mécaniques. Parallèlement, nous avons obtenu un emprunt bonifié du même montant à 8,25 %. Cette opération est importante à double titre; non seulement le produit de l'argent placé servira à rembourser les intérêts, mais, nous avons en réserve des fonds dont nous pouvons nous servir à tout moment. Je pense donc, à présent, vous affirmer que notre situation financière est redevenue normale, et qu'ainsi nous pouvons entrevoir l'avenir avec confiance et sérénité.

-----Les Angles sont en plein essor immobilier cette année-là. Les statistiques classent la station à la première place du développement immobilier. Vu un tel engouement pour l'acquisition de terrains à bâtir par les promoteurs, je propose au Conseil municipal de réviser le P.O.S., car j'ai peur de ne plus pouvoir faire face quant aux équipements existants (eau, égouts, électricité, etc ... ). De plus, le P.O.S. actuel prévoit des hauteurs de construction qui ne s’intègrent guère au paysage. Le Conseil municipal décide donc de fixer la hauteur maximum à 12 mètres dans la zone U. B. au lieu de 18 mètres et à 9 mètres dans les autres zones. Ces nouvelles dispositions si elles ne lèsent personne permettent de freiner un peu la construction des immeubles et surtout font que le calendrier que je m'étais fixé a été respecté, et j’entrevois l'avenir avec confiance, compte tenu de l'évolution favorable de la situation de la commune.

-----Les choses étant ce qu'elles sont, il faut à présent continuer l'œuvre entreprise, ce qui, compte tenu de notre situation financière permettra d'entreprendre de nouveaux investissements, tels que achat chasse-neige (coût 260.000 F), acquisition caisses enregistreuses qui permet d'avoir une meilleure comptabilité et surtout, de par son système, qui supprime en grande partie la fraude aux remontées mécaniques (forfait auto-collant), acquisition dameuse (coût 409.000 F) et surtout l'acquisition de postes émetteurs, pour faciliter la liaison entre secouristes et employés. Cet équipement s'il paraît minime, aura permis d'améliorer considérablement le contact entre la mairie et les remontées mécaniques.

-----Un très important programme de réserves foncières est décidé par le Conseil municipal sur ma proposition. En effet, l'accroissement des skieurs pose un problème de parkings. Il est grand temps de prendre des dispositions qui garantiront l'avenir, c'est pourquoi le Conseil municipal décide d'acquérir les terrains nécessaires à la création de nouveaux parkings, mais surtout maîtriser une partie de foncier situé entre la télécabine des pèlerins et la réserve du Pla del Mir. Cette réserve est destinée au doublage de la télécabine existante dès que le moment sera venu. Cette opération, si elle semble coûteuse au départ, sera subventionnée à 50 % par l'établissement public régional (E.P.R.), ce qui non seulement soulage l'investissement, mais surtout permet à la commune de bénéficier d'un emprunt bonifié, auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations au taux de 8,25 % en 10 ans.

-----D'autres décisions sont également prises par le Conseil municipal. Le fonctionnement de la commune: création jour de marché, mise en gérance self-service, entretien des voies publiques, éclairage public, renforcement zone du Pla del Mir en eau potable par le captage du rec de la fount del Urtigues, installation téleski del Riguals, etc ...
Après le vote du budget primitif 1980, les ressources de notre commune permettent d'entreprendre de nouveaux investissements. Le Conseil municipal fait le point de la saison écoulée, et envisage par le succès obtenu tant sur le plan financier que fréquentation, décide la construction d'une nouvelle télécabine, par délibération en date du 18 février 1980.
C'est alors que commence une longue histoire dont je vous fais le récit dans ses grandes lignes. Cette décision a été prise après avoir pesé les avantages matériels, mais aussi les inconvénients financiers de l'opération. Il est certain que compte tenu des problèmes rencontrés au cours des années précédentes, Ia bonne marche de notre station est tributaire d'une seule remontée (la télécabine des pèlerins). De plus, l'augmentation croissante des skieurs fait qu'il est nécessaire d'augmenter le débit au départ de la station. Après avoir mûrement réfléchi quant à son implantation, nous décidons alors qu'il serait bon de construire un bâtiment qui engloberait les deux remontées, et consultons un maître d'œuvre en la personne de M. Fernandez, du cabinet A.N.A. à Perpignan. Après plusieurs esquisses, le projet se dessine et le C. M. demande à ce qu'il sait définitivement établi et chiffré pour permettre de prévoir le financement. Ce n'est qu'à la fin de l'année 1980, au mais d’octobre, que le maître d'œuvre nous communique l’enveloppe du bâtiment gare de départ qui s'élève à 7.500.000 F. L’adjudication de la remontée télécabine ayant été retenue pour la somme de 6.800.000 F uniquement la fourniture, nous savons à présent qu'il faudra un financement total de près de un milliard et demi de centimes pour réaliser l’opération.

-----Chargé par le Conseil municipal d'étudier le financement et de solliciter les administrations pour obtenir les autorisations nécessaires à la construction, commence alors pour moi une longue période de soucis. Les autorisations étant accordées et ce grâce à la présentation de dossiers étoffés tant sur le plan technique que sur l'état des finances communales, je me heurte malgré cela au refus de deux administrations qui sont l'O.N.F. et le S.E.A.T.M. (Service d'Etude et d'Aménagement Touristique de la Montagne). Mais il est dit que cela ne nous empêchera pas de réaliser le projet, ce qui m’oblige à prendre man bâton de pèlerin et d'aller sur place, à Chambéry d'abord, à Paris ensuite pour convaincre ce service. Satisfaction m'est dan née six mais plus tard. Mais si j'insiste sur cette démarche, c'est surtout parce que l'avis du S.E.A.T.M. me permet d'avoir un emprunt bonifié auprès de la Caisse des Dépôts au taux de 10,25 % en 20 ans. Il va de soi que cette seule autorisation conditionnait la réalisation du projet.

-----Pour ce qui est la finance, le Compte administratif 79 ainsi fait ressortir un excédent important. Le C. M. décide de geler 2.500.000 F pour financer l'opération. Ayant obtenu l’accord du S.E.A.T.M., le C. M. demande un prêt de 5.400.000 F au taux cité.

-----Cette année-là d'autres investissements voient le jour, en matériel d'abord: achat d'un bulldozer (250.000 FJ. achat d'un tracteur avec fraise, godet, etc ... (350.000 FJ. réfection du sol de l'église (130.000 FJ. terrassement plate-forme future télécabine (160.000 FJ. acquisition moissonneuse-batteuse. Vous me permettrez d’ouvrir un petit paragraphe sur cette acquisition.

-----Il est sûr que l'agriculture de montagne se dégrade d'année en année; de plus, depuis que le Conseil municipal, en 1973, a décidé d'aménager le hangar de battage en salle de cinéma, les agriculteurs de la Commune sont tributaires de la disponibilité de moissonneuses-batteuses. Or, il arrive parfois que cette moisson se fasse tard au alors pas du tout à cause de chutes de neige précoces.


-----L'agriculture de notre commune, si elle ne permet pas au niveau où elle se pratique, de constituer un élément essentiel dans la vie, elle n'en constitue pas moins un apport substantiel intéressant et indispensable à l'équilibre de la nature.

-----Il est donc normal que les élus issus de ce milieu, fassent tout pour que soit maintenue cette activité complémentaire au tourisme d'hiver et d'été; c'est pourquoi la décision d'acquérir cette machine entièrement financée par la récupération d'une T.v .A., paraissait à nos yeux comme indispensable afin d'encourager les jeunes du pays. Je tiens à préciser que le coût s'élève à 250.000 F.

-----1981 - année faste où le Conseil municipal entreprend de gros investissements. L'examen budgétaire de l'année écoulée ayant fait ressortir un excédent de recettes important, la saison de ski ayant permis de réaliser un chiffre inattendu, la construction de la nouvelle gare et de la télécabine Lou Bach allait pouvoir être réalisée. Par délibération en date du 25 avril 1981, le Conseil municipal assurait le financement de la construction par: 1.800.000 F de fonds libres, 4.000.000 F d'emprunts, 1.000.000 F récupération T.VA, au total 6.800.000 F et demande au maître d'œuvre de lancer l'appel d'offre aux entreprises.

-----Au cours de la même année est arrêté le financement de l'acquisition de l’appareil 6 places pour 4.500.000 F emprunts, 1.202.266 F, récupération T.V.A., 2.331.000 en fonds libres - soit au total près de 8.000.000 F.

-----Je ne vais pas m'étendre davantage si ce n'est que pour préciser que les travaux entrepris au début août furent pratiquement terminés fin novembre. Cette performance est l'œuvre des entreprises, mais aussi et surtout quant à la mise en place de l'appareil, l'œuvre des employés de Régie. Je voudrais leur rendre hommage et les remercier puisque ce sont eux qui en ont effectué le montage.
Lorsque le Conseil municipal, sur ma proposition, a décidé de confier le chantier aux ouvriers municipaux, c'était une sorte de pari et de défi qui était lancé. Ce pari a été tenu et gagné, non seulement par les moyens mis en œuvre, mais surtout parce qu'à ce moment-là mes copains ont pris conscience de l'importance de cette réalisation. Cette télécabine allait devenir leur point de fierté, ils ont trouvé là le moyen de s'exprimer pleinement, et de montrer ce dont le jeunes des Angles sont capables. Merci de ne pas avoir trahi la confiance que je place en vous. Car chacun de vous a joué un rôle important, cela je pense que vous l'avez compris. Et c'est pourquoi au cours de l'année précédente je n'ai pas hésité à vous confier l'entière responsabilité du service des pistes.

-----D'autres travaux importants sont réalisés: construction de deux courts de tennis, construction d'un hangar Pla del Mir,
construction Office de tourisme, mise en place téleski de Col Rouge, etc ...

-----1982 sera une année de transition. La commune ayant effectué de gros efforts financiers, je demande au Conseil municipal de souffler un peu. La situation financière est bonne, mais l'expérience de onze années de mandat m'a appris qu'il fallait de temps en temps faire le point et surtout rester les pieds sur terre.

-----Outre des travaux indispensables tels que construction de murs de soutènement, construction réseau eau et égout de Ma Néou, entretien des pistes, etc ... , l'essentiel des ressources est laissé en section de fonctionnement pour permettre la réalisation de travaux en Régie Municipale.

-----Sans doute, en 1982, la station est elle en place, du moins dans ses grandes lignes ; toutefois, la commune doit encore investir, car il est urgent que soit construite une mairie digne de notre commune. Les gros emprunts qu'avait appelé le démarrage commencent à être remboursés, tandis que ceux contractés depuis, sont à présent équilibrés par les impôts et autres taxes locales, tels que le F.A.L. (Fonds d'Action Locale) que touche la commune pour son classement. Aussi la pression fiscale s'est-elle stabilisée pour atteindre un taux de 8% d'augmentation sur les deux dernières années.